La neurostimulation transcutanée ou TENS

En théorie, en 1965, Melsac et Wolf découvrent le " Gate Control " : les cellules T de la corne postérieure transmettent les douleurs au cerveau, la stimulation des grosses fibres A de ces cornes postérieures bloque la transmission partielle de la douleur.


L'appareil TENS délivre un courant qui bloque les signes périphériques de la douleur,  le patient ressent une sensation de fourmillements perçue agréablement.


Le médecin règle les fréquences qui peuvent être de deux ordres :

basses fréquences ou points dits d'acupuncture sur les sites locaux rachidiens.

hautes fréquences, proprement dites : Gate Contrôle sur la projection nerveuse des territoires incriminés.


Le patient, quant à lui, règle l'intensité des sources électriques.


Le Gate Contrôle nécessite des fréquences de 50 à 120 hertz, cette neurostimulation est utilisée dans la douleur neurogène de désafférentation ou lésions nerveuses périphériques. C'est le premier concept du TENS, mais apparaît un deuxième concept, celui de la libération d'endomorphine, localement, par neurostimulations acupuncturales. Cette libération d'endomorphine est utilisée dans les douleurs par excès de nociception, douleurs musculaires, rhumatologiques, arthrosiques, elle se fait à basse fréquence, de 1 à 5 hertz.


L'application des TENS se fait par le malade, au début deux fois par jour, par une application de deux à trois heures en moyenne sur un mois, puis il ajuste l'espacement  en durée et en fréquence journalière. Le patient utilise quatre électrodes, deux en acupunctural localement et deux sur le trajet linaire.


On obtient 70% de satisfaction immédiate et environ 6 patients sur 10 se disent améliorés à long terme.


Les indications essentielles sont les atteintes des nerfs périphériques et radiculaires, dans les amputations, dans les atteinte virales, le zona, les causalgies diverses et les fibro-arachnoïdites post-opératoires. La lombosciatique chronique rebelle ou post-opératoire en est donc une bonne indication. Et également pour certaines arthroses chroniques, et dans les douleurs chroniques ne répondant pas facilement aux traitements médicaux, y compris les anti-dépresseurs.


De plus, cet appareillage est reconnu au TIPS, par arrêté du 24 août 2000, la location se fait pour un mois, renouvelable en cas de succès cinq mois.


Le pronostic est bon mais il nécessite une bonne adhésion du patient à la méthode.


Le mauvais pronostic, dans les hyperpathies, les zones douloureuses mal systématisées ou trop étendues. Il y a un site à éviter absolument, c'est le pourtour du cou par voie antérieure, à cause de la proximité des baro-récepteurs, le dôme pleural et chez les cardiaques porteurs de pace-maker.


Les résultats sont encore trop précoces pour être enregistrés mais il semble que l'on obtienne un soulagement variable, parfois une certaine accoutumance, parfois une amélioration incomplète.


A long terme, le résultat n'est jugé qu'au bout de 6 mois, où le malade ressent un soulagement, quelques fois assez rapide. De toutes les façons, il change son comportement face à sa douleur.


En cas de bénéfice pour le patient, on peut toujours envisager ce test comme préalable à l'implantation d'un stimulateur médullaire électrique. Mais l'absence des faits ne contre-indique pas l'implantation du SEM (Stimulation médullaire électrique).

 

Qu’est ce un disque dégénéré ?

C’est un disque qui a perdu son eau (déshydratation). Il perd alors son pouvoir d’amortisseur. Plusieurs mécanismes sont en cause :

  • surcharge mécanique, soit de haut en bas par le poids, soit en torsion avec création de fissures

  • traumatisme violent générateur de fissures

  • défaut d’oxygénation et hyperacidité chez les fumeurs (le disque n’est pas vascularisé; sa couleur est blanche- et ne peut recevoir de l’oxygène qu’indirectement par les vaisseaux sanguins de voisinage)

  • facteur congénital ou héréditaire

Habituellement, la dégénérescence discale des disque lombaires bas commence vers 40 ans, des fissures se créent et favorisent l‘apparition d’une hernie discale.

Elle est ralentie par une bonne hygiène de vie, en évitant les stations assises prolongées devant un ordinateur ou en voiture, et en marchant régulièrement.

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